Même si elle rejette l’idée d’imposer une formation obligatoire en service responsable d’alcool à « tout le personnel visé par la vente ou le service de boissons alcooliques », l’Association des restaurateurs du Québec (ARQ) juge que le dépôt hier du projet de loi 68 modifiant la Loi sur les permis d’alcool par le ministre de la Sécurité publique, M. Robert Dutil, constitue malgré quelques ombres au tableau, une avancée importante dans la modernisation de la Loi sur les permis d’alcool.

Revendiqués depuis plus de 10 ans par l’ARQ, certains changements proposés permettraient en effet un allégement réglementaire considérable pour les gestionnaires de restaurants québécois.
 
Ceux-ci se réjouissent particulièrement de la mise en place annoncée d’un régime de permis unique par catégorie, ainsi que de l’assouplissement des règles qui obligent présentement un restaurateur à servir un « repas » pour pouvoir vendre de l’alcool. La possibilité de laisser les clients repartir avec leur bouteille de vin entamée, l’autorisation de permettre la présence de mineurs sur une terrasse jusqu’à 23 h et le droit, à certaines conditions, de préparer à l’avance des mélanges de boissons alcooliques comme la sangria, sont aussi au nombre des mesures apparaissant dans le projet de loi qui sont bien accueillies.
 
Par ailleurs, l’ARQ voit négativement l’obligation de former tout le personnel en service responsable d’alcool. « Nous ne sommes pas contre la formation en tant que telle. L’obligation de la faire suivre à tous les préposés au service des mets et des boissons, dont on estime le nombre à plus de 50 000, est toutefois déraisonnable et injustifiée, d’autant plus qu’un très grand nombre d’entre eux sont des étudiants, des employés à temps partiel ou encore, temporaires », affirme le vice-président aux affaires publiques et gouvernementales de l’ARQ, François Meunier. « La modernisation de la loi doit nécessairement avoir pour objectif d’alléger le fardeau administratif et réglementaire des gestionnaires de restaurant. Or, à elle seule, la formation obligatoire viendrait annuler tous les assouplissements obtenus », a-t-il ajouté.
 
L’ARQ entend bien sûr intervenir lors des consultations à venir sur le projet de loi 68.
 
Active depuis près de 75 ans, l’Association des restaurateurs du Québec représente au-delà de 4 400 propriétaires et gestionnaires de services alimentaires exploitant quelque 6 500 établissements dont les ventes représentent plus de 50 % du chiffre d’affaires québécois de l’ordre de 10 milliards de dollars.

 
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Source :

François Meunier
Vice-président aux affaires publiques et gouvernementales

Dominique Tremblay
Agente d’information, ARQ

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