Partager cette page

Président national

Mot du président national Madame Josée Perreault


Les métiers de cuisinier, de pâtissier et de chef…


Chers collègues et amis de la SCCPQ,


Récemment élu à la présidence nationale de la Société des chefs, cuisiniers et pâtissiers du Québec (SCCPQ), je viens vous adresser ici ces quelques mots de bienvenue sur le site de notre société. Mais tout d’abord, il serait peut-être de bon aloi de me présenter à vous.

Issu d’une famille où, du plus loin que je me souvienne, la pâtisserie a régné en maître, je m’appelle René Derrien et, assez curieusement, ma formation académique à l’Université Laval (baccalauréat) m’a amené à travailler pendant 8 ans en ingénierie forestière à Longueuil… Preuve supplémentaire que tous les chemins mènent à Rome mais, comme on ne renie pas impunément ses racines profondes (pour demeurer dans une imagerie forestière), je suis revenu travailler en copropriété dans notre entreprise familiale de la Pâtisserie Bel-Air. J’y œuvre depuis bientôt 23 ans.

Mon implication dans les divers métiers de bouche est totale. Au cours des six dernières années, j’ai été président de l’Association des pâtissiers artisans du Québec (APAQ) et fus nommé Pâtissier national de l’année en 2006. Mon cheminement de carrière m’a toujours incité à me dépasser. Il résulte de tout cela que la présidence nationale de la SCCPQ devenait pour moi la conséquence logique d’une démarche continue. Moi qui aime les défis, celui-là était de taille et je me suis empressé de le relever. Chacun de nous, en tant qu’individu original et unique, a quelque chose à apporter aux autres. Les talents particuliers de chacun, mis au service d’une cause, peuvent et doivent bonifier le groupe où ils vont s’épanouir.

Pour l’heure, je consacre mes efforts à revitaliser les régions de la Société des chefs en révisant leur structure, une à la fois. Mon but est que chacune d’elles soit fonctionnelle et réalise son potentiel de créativité au maximum. Pour ce faire, il s’agit de trouver un ou une  responsable dans chaque région, la personne-clé du groupe, qui puisse stimuler et activer ses confrères dans un lieu et un temps donnés. Si plusieurs régions ont le vent dans les voiles, d’autres lambinent derrière les premières et traînent un peu de la patte.

Je crois qu’en augmentant le nombre de nos adhérents, l’ensemble ne pourra que s’en porter mieux et que nous pourrions ainsi consolider les acquis déjà atteints. Si une majorité de professionnels d’ici se mobilisaient, notre société ne pourrait qu’en acquérir ce poids politique qui nous manque tant à l’heure de faire entendre nos revendications auprès des instances gouvernementales. On présume, peut-être à tort, que ces mêmes instances devraient avoir à charge de nous comprendre, de reconnaître et de faire reconnaître nos professionnels à leur juste valeur et non pas de les balayer rapidement sous le tapis, comme une preuve par trop gênante de leur inaction à notre égard.

Comme vous le voyez la politique en vigueur au sein de notre société en est une d’inclusion et d’évolution, non d’exclusion et encore moins d’élitisme. Nous voulons une Reconnaissance professionnelle pour tous, pas juste pour la poignée de vedettes en art culinaire dont le Québec peut certes s’enorgueillir. Aussi talentueux et généreux soient-ils, ceux-ci ne représentent pas toute la profession. Je crois que tous nos membres vont soutenir des aspirations aussi légitimes. Des « top ten » jusqu’aux cuisiniers et pâtissiers de ce qu’on nomme à présent le réseau des HRI.

Alors pourquoi une association?…

Si vous êtes en quête d’un catalogue d’escomptes, vous n’êtes décidément pas arrêté au bon endroit. Ici, vous trouverez plutôt un réseau de professionnels intéressés à échanger avec leurs pairs afin de se tenir au courant des nouvelles tendances; un réseau de gens dynamiques qui veulent participer à des compétitions, des concours, des événements et des activités d’ordre professionnel gravitant fréquemment autour d’œuvres bienfaitrices (dîner de Noël des enfants déshérités, banquet Adaptavie dans notre région de Québec, épluchette de blés d’Inde pour la congrégation de Sœur Angèle, soutien à Cuisiniers sans frontières, etc.).

Je recommande aux membres de chacune de nos régions administratives de s’impliquer dans nos activités, comme organisateurs ou comme participants. En peu de temps, ils constateront les retombées personnelles et professionnelles qui surgiront de leur engagement. Nous disposons aussi d’un programme de partenariat économique, constitué présentement d’une cinquantaine d’entreprises, qui sont tout disposées à vous soutenir techniquement dans l’élaboration de vos recettes; ces entreprises sont aussi prêtes à appuyer et à diffuser les événements propres à chacune de nos régions pour y promouvoir leurs produits et services. Car le « réseautage » c’est aussi ça : une façon de se rencontrer et de se faire connaître qui s’allie au plaisir de socialiser.

Une vision d’avenir pour la SCCPQ

Que chaque membre s’engage à enrôler un confrère ou une collègue cette année et nous doublerons le nombre de nos adhérents dans chaque région. Il faut développer un esprit de saine et amicale compétition entre régions avec une fierté commune d’appartenir à un même regroupement visant les mêmes buts, partageant les mêmes aspirations. Le professionnalisme n’a que faire d’une compétition commerciale de mauvais aloi. C’est bien au-delà de pareille mesquinerie que nous pouvons nous rejoindre. Pour ma part, j’apprécie le feed-back, autant positif que négatif, et j’attends donc de vous nouvelles. Je veux, et tout le conseil d’administration national de la Société des chefs du Québec veut avec moi, que cette belle et grande aventure se poursuive encore un autre demi-siècle. Comptez sur moi pour représenter avec honneur et dignité tous les membres de notre association.

Texte rédigé par René Derrien
Membre de la SCCPQ


Crédits photo: André Caty